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| Posté le 04-04-2004 à 16:26:02
| Voilà une bonne idée, Muriel! Dommage que personne ne soit intervenu jusque là! Moi, je me jette à l'eau, en espérant que d'autres me suivront... En ce qui me concerne, mes goûts sont plutôt orientés vers la littérature policière: j'ai une véritable passion pour Agatha Christie et ses énigmes tortueuses à souhait, et apprécie également Georges Simenon: Maigret est vraiment un limier hors du commun, qui nous fait plonger dans l'univers des humbles, des petites gens... c'est souvent touchant! Je vous encourage à y jeter un oeil, vous ne serez pas déçus! Mon avis sur la littérature actuelle est très arrêté: pour être à la mode, il faut parler longuement de ses petits bobos existentiels qui sont censés fasciner le plus grand nombre; il faut parler de soi, encore de soi, et encore de soi... Sauve qui peut! Je me détourne bien vite de cette littérature nombriliste et incroyablement prétentieuse! Et vous? <><><><><><> FLORENT L. <><><><><><>
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Muriel |
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| Posté le 04-04-2004 à 16:27:42
| Réponse :FLORENT L. a dit : Mon avis sur la littérature actuelle est très arrêté: pour être à la mode, il faut parler longuement de ses petits bobos existentiels qui sont censés fasciner le plus grand nombre; il faut parler de soi, encore de soi, et encore de soi... Sauve qui peut! Je me détourne bien vite de cette littérature nombriliste et incroyablement prétentieuse! Et vous? - Mon avis sur la littérature actuelle est très arrêté également, hélas, je n'ai presque plus le temps à consacrer pour la littérature. Autrement, c'est la littérature Sandienne que j'affectionne le plus, puis Baudelairienne. Tout ce qui est à connotation romantique. Il y aussi la littérature dite terroir qui rencontre un franc succès : Le goût perdu des mûres sauvages, Célestin e ...Cette littérature locale connaît un engouement parce que, encore une fois, cela porte sur l'authentique et que des personnes se reconnaissent dans ces lectures là. Pour la recherche généalogique, certains ouvrent les livres d'histoire locale afin d'y renconterr là, qui sait, un ancêtre... Cela est de plus en plus courant, n’hésitant pas à s'offrir quelques volumes lorsqu'ils sont sur une piste. J'en connais certains d'entre vous qui m'adressez fidèlement un courriel afin me faire partager vos recherches. Puis il y a un autre cas de figure à ne pas sous-estimer dans cette analyse. Florent, tu écris que de plus en plus, tu assistes au fait qu'il faut parler de soi et encore de soi et c'est vrai! Simplement, le travail de l'écriture se révèle être une excellente thérapie des expressions intériorisées, au même titre que le théâtre et d'autres encore. Ce nombrilisme là est objectif et révélateur puisqu'il éveille et participe à re-construire une expression enfouie. En fait, la lecture est une question de Temps. Bonne journée
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Muriel |
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| Posté le 04-04-2004 à 16:28:37
| Muriel, Quand je parlais de littérature nombriliste, je voulais surtout faire remarquer combien la critique s'extasie trop facilement sur des récits de vie d'une platitude sidérante et qui pourtant prétendent pouvoir passionner puisqu'ils sont soumis à un éditeur. Ce qui me froisse, là-dedans, c'est cet orgueil qui consiste à penser que sa vie mérite d'être connue des autres (bien sûr, l'existence d'un personnage marquant est une exception). Toutes les vies ont leur intérêt, chacun de nous aurait quelque chose à raconter, mais, de grâce, il faut qu'on arrête de nous matraquer avec ce genre de littérature, qui, bien souvent, se développe dans un agaçant esprit de parisianisme branché. Ce qui m'amène à dire combien la littérature locale est importante (je crois même qu'elle l'est de plus en plus): les gens estiment y trouver une part de leur identité, de leur histoire. Elle mérite très souvent le même intérêt que l'on porte à tous ces ouvrages pseudo-philosophico-intellectuels que se disputent les jurys littéraires. Sur ce, a bientôt... <><><><><><> FLORENT L. <><><><><><>
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Muriel |
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| Posté le 04-04-2004 à 16:30:08
| Bonjour, Muriel, être romantique, c'est paraît-il refuser l'ordre du monde qui n'intingrerais pas nantis et conformaistes. Vaste mouvement européen développéde 1790 à 1850, ou si vous préférez, fin du XVIIIe, qui aurait bouleversé la littérature, car être romantique, c'est prendre au sérieux ses rêves selon André Malraux que j'aime, ausis, les Ballades lyriques de Wiliam Wordsworth, rien que du romantisme anglais, ou Rêveries du promeneur solitaire de Rousseau, le premier à employer le mot. Chateaubriand, j'ai été complètement saisie par Atala. Saviez-vous que le mot "romantique" veut dire "romanesque" et "pittoresque", Rousseau l'emploi souvent, aussi Hugo avec ses Odes et Ballades, . Mme de Staël décrit ce romantisme dans une imagination mélancolique. En gros, je pense que le romantisme se sont des valeurs d'autrefois, c'est le temps des poètes : François René, Lamartine, Musset, qui bien avant de devenir ce qu'on sait de lui aujourd'hui composa avec du tout mélo : Les Nuits, chronique sentimenale. Puis, il avait aussi ce qu'on appelait "les poètes de sacristie", ds défenseurs du trône de l'autel, romantiques de la première heure comme Théophile Gautier ou Sainte-Beuve. Une génération de romanciers de la romance : shendhal, balzac, hugo, notre regréttée george sand, dumas, eugène su et plein d'autres qui étaient tous aussi vus comme des libéralistes. Pour écrire ils choisissent la façon roman, en ce temps là, la littérature était une arme contre les pressions, une façon de s'imposer. Julien Sorel fasciné par le monde impérial, choisi de devenir écclésiastique, amoureux de 2 femmes, il comprends que sa vie est ailleurs et c'est en prison qu'il sera le plus heureux. Ben tout ça pour vous donner un avis sur mes lectures préférées. C'est donc pas beau l'amour du romatisme ? Marie-L
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Muriel |
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| Posté le 04-04-2004 à 16:32:53
| Bonsoir Charles, Voilà ce que lu dans les oeuvres de George Sand, " La Mare Au Diable ", ça je coirs, à peu près tous, ainsi que le livre " Chopin chez George Sand " Je dirais sur le premier que c'est un livre qui respire le bon terroir, chose dont je suis tant privée sur Paris. Quand je me connecte sur ton site, Muriel, je respire à pleins poumons tout ça ! Berry et Berrichons que j'aime, vous êtes champions dans les mystères qui s'accrochent à la vie rurale. C'est ce que l'écrivain n'a pas cessé de décrire tout au long de ses livres et c'est surtout vrai pour le livre de "La Mare Au Diable" Pour ceux qui ne connaissent pas, deux héros dont la petite Marie et le Germain, un fin laboureur qui passèrent une nuit à la belle étoile et vont apprendre à se connaître au fur et à mesure de cette nuit noire. Pur ce qui est du "diable", il va prendre les apparences d'une veuve entreprenante puis d'un fermier berrichon. George Sand a écrit ses souvenirs d'enfance projetant ses angoisses nocturnes, où avec sa mère, elle s'égara dans la Brande. Elle a aussi écoutée la langue drue de son Berry natal, orientant sa littérature sur le romantisme et ses passions violentes et dramatiques. A une idylle champêtre, elle va s'adresser par ce livre, aux lettrés comme au petit peuple... Ajoutons à tout ça ses convictions sociales et politiques surtout. Ce roman là m'a beaucoup touché car racontant une histoire modeste et simple de vos campagnes. (je ne sais pas si je peux dire un roman... dites voir les berrichons ?) Second livre : Comment le musicien Chopin pouvait-il imaginer pareille suite à une première rencontre avec George Sand ? Là vous êtes en plein dans le romantisme, et par toutes les pages, on nage dans le bonheur. C'est toute une vie amoureuse entre les amants, qui se déroule intensément, par la rencontre à l'automne 1836. C'est dans cette période que Chopin vit à Nohant chez George Sand. Ce roman est aussi un "cri de douleur", contenant tout, excepté du calme. Mais qui inventera le désespoir ? En même temps qu'un écrivain reconnu, une femme indépendante qui s'affirme socialement et fera "un scandale" de sa liberté. Ce livre contient une vraie richesse en évènements et la période 1839-1846 sera pour le musicien celle de tous les chefs-d'oeuvre. Bénédicte
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Muriel |
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| Posté le 04-04-2004 à 16:34:42
| Réponse :Bénédicte a dit : Là vous êtes en plein dans le romantisme Bonjour, on ne peut mieux décrire en nulle autre pareille cet oeuvre qui montre le passage allant sur une époque bercée de passions... Tenez, il me semble bien avoir u ça quelque part. Je possède de nombreuses oeuvres de Georde Sand. Pour ceux qui on tlu "Chopin chez George Sand", j'aimerais m'entretenir avec vous à propos du chapitre V qui reprend cette période de 1844 : P.117 "... le berrichon simple dans ses manières, calme dans son langage, mais d'humeur indépendant et narquoise, apporterait dans la circulation des idées, cet admirable bon ses qui caractérise le coeur de la France". George Sand, le 29 novembre 1843 Pendant les six mois qui suivirent, George Sand va donner la plus grande partie de son temps à l'organisation du Futur éclaireur des départements de l'Indre, du Cher et de la Creuse. Elle ne doute pas d'obtenir quelques articles d'hommes " de grand coeur et de grande intelligence". Après l'Appel aux hommes indépendants du Berry,elle adresse une lettre circulaire pour solliciter adhésions et souscriptions à un projet de fondation, pensant que le journal devra "donner des idées et des sentiments à une province qui n'a jusqu'ici que des velléités et des instincts". Henri de Latouche est d'avis de commencer le journal "L'éclaireur" en dépit de toutes les difficultés matérielles et de le faire à Paris avec un comité de rédaction dont les membres se reliraient pour les déplacements. George continuera à rechercher le rédacteur incarnant une idée d'idéalisme. C'était dans sa toute nature largement commentée dans de nombreux ouvrages, c'était une idéaliste forcenée. Muriel, je ne pense que vous serez contre cette idée de penser ? Le plus apte se nomme Richard de La Hautière, avocat et ancien fondateur de la Fraternité. Et que pouvait représenter à cette époque là les idéalistes ? GUY.B
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Muriel |
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| Posté le 04-04-2004 à 16:42:19
| Bonsoir, Je suis un balzacien fini ! Je vous fais part de ma critique sur l'une de ses oeuvres : La fille aux yeux d'or est un conte oriental où, à travers la recherche de l'or et du plaisir, on trouve de la volupté, du sang et de la mort. Des palais luxueux et inaccessibles (sinon avec mot de passe!) servent de cadre à des amours clandestines qui conjuguent toutes les variantes du plaisir : l'émotion, la passion, l'amour naissant, la sensualité, l'amour tenace et partagé, l'érotisme ...voilà un condensé des activités de nos personnages. On goûtera à froid l'éloge du cigare, à chaud un « lapsus interruptus ». L'être humain est une pièce (d'or) dont l'envers est l'homme et la femme, son revers! Une magnifique lecture d’Honoré de Balzac que je vous recommande. Brice
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Muriel |
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| Posté le 04-04-2004 à 16:43:17
| George Sand, : Elle et lui Voici la version de George Sand de la relation amoureuse qu'elle eut avec Alfred de Musset. Évidemment, les noms sont changés, certains lieux ainsi que les métiers respectifs des deux amants. Ce roman raconte les étapes et les conséquences de leur amour dévastateur, la jalousie, les nombreuses ruptures, suivies des retrouvailles... Pour ceux qui n'ont jamais entendu parler de cette histoire, voici un très court résumé : Sand et Musset se sont rencontrés à Paris. Ils se décident à voyager ensemble en Italie, à Venise. C'est dans cette ville que la relation va s'envenimer et... je vous laisse découvrir la suite. J'ai bien aimé ce roman, il a été intéressant à lire. C'est après avoir vu le film Les enfants du siècle que je me suis intéressée à l'histoire de cet amour. Musset a également publié sa version de cette relation, qui est beaucoup plus poétique, plus belle à lire, mais qui emprunte un ton plaintif qui finit par agacer. J'ai donc préféré la version de George Sand. Brice
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| Posté le 12-12-2005 à 22:08:38
| Stendhal, Le rouge et le noir : La perle de la littérature française.
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Azayle ________ |
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