Sujet : La Ronde des Moulins du Berry
Membre désinscrit
   Posté le 22-02-2005 à 19:33:29   

Muriel,

J'ai lu avec attention que tu t'apprêtais à un reportage photo sur les moulins du Berry cet été 2005. Je crois savoir que tu aimes beaucoup ce patrimoine rural et pour t'aider au recensement des principaux moulins du Berry ( à eau - air... ), il me semble que nous pourrions t'aider à construire ton parcours photo en recensant leurs localisations de part et d'autres et dès maintenant.

Pas banale l'idée, même si je la trouve manquer d'originalité. La particularité de La Ronde des Moulins est de te proposer une petite balade permettant la liaison avec un itinéraire que tu préparerais à l'avance et des étapes qui nous tiennent à coeur..

Mus par le vent ou par l’eau, à bois ou à farine, ce sont des présences familières dans notre département de l'Indre et également, sans doute, dans le Cher. Ils éveillent des traditions endormies : meunier, coupeur de bois, menuisier ... Pour étayer ma recherche, j'aurais besoin que tu me dises sur quoi tu penses privilégier tes choix pour tes photos. Cet inventaire de ressouces permettrait d'apporter l'eau à nos moulins en Berry

Une balade à thème bien inspirée, autour des moulins de notre Berry ...
Membre désinscrit
   Posté le 23-02-2005 à 21:29:27   

Patrice, c'est une bonne idée de référencer, ça devrait faciliter le taff de Muriel au moment venu, par exemple comme ça



Dans le Berry il y a :

  • .... moulins à vent
  • .... moulins à eau
  • .... moulins à électricité (ce sont de grosses bâtisses)


    Construits comme des échelles, les bras des moulins à vent permettaient au meunier de monter changer les voiles. Par petit vent, il accrochait de lourdes toiles et, par grand vent, il plaçait des toiles légères. Muriel, tu pourrais nous faire bien ça, avec les endroits pour mieux guider les visiteurs qui par ton site, voudraient faire cette promenade au charme de la campagne.
  • Eric
       Posté le 28-02-2005 à 16:06:27   

    Muriel,

    Dans le département de l'Indre, tu peux trouver trace de plusieurs moulins à eau, situés en amont de petits cours d'eau et de rivières indriènes à moyen débit.
    Autrefois, dans les domaines ne possédant pas de moulins, ce sont encore les paysans qui broyaient les grains entre deux meules de pierre, travail fait à la main, fatiguant mais surtout monopolisant pendant une longues durées une main d'oeuvre nombreuse.

    Pour te donner du coeur à l'ouvrage, sache malgré tout que la plupart des moulins à eau (ou les moulines) que tu rencontreras et que tu voudrais prendre en photo, sont soit en délabrement, soit restaurés mais à usage d'habitation.

    Meunière… pas question de t’endormir sur une histoire de moulins !
    Printemps ou été ?
    Sad
       Posté le 01-03-2005 à 17:54:40   

    Je t'apporte de l'eau à ton moulin .....

    A Bourges, le moulin de la Chappe qui est en centre ville sur l'Auron. C'est une grande bâtisse, rien a voir avec la beauté d'un moulin à vent ou le romantisme d'un moulin à eau .... mais bon!

    Si tu veux faire un itinéraire des moulins de la région avec Claude, il te faudra photographier celui-ci.

    Muriel, ce jour là, il te faut être au four et au moulin ....

    Gros bisous

    Francelin
       Posté le 03-03-2005 à 14:05:44   

    Bonjour, je suis étonné que personne n'est encore cité le moulin le plus connu du Berry : le moulin d'Angibault

    A Montipouret , village de campagne cité par "François le Champi", roman célèbre de George Sand. Le moulin à eau qui trempe sa roue dans la Vauvre, fut restauré il y a quelques années par une femme, est devenu le cadre champêtre pour des visites : l'intérieur d'une maison berrichonne avec la grande table et quelques anciens accessoires. Dans la cheminée, des fers à repasser en fonte et la bouilloire .... tout y est resté intact pour le plaisir vivant d’une tradition en Berry.

    Meunier, tu dors,
    Ton moulin, ton moulin va trop vite .......


    Source photo Moulin d'Angibault
    Membre désinscrit
       Posté le 05-03-2005 à 14:20:40   

    Bonjour Francelin,

    C'est vrai, il est tellement connu ce moulin de l'Indre, qu'on pourrait oublier de le citer.
    Le moulin d'Angibault est comme tant d'autres le résultat d'une promenade, d'une rencontre, d'un jour de loisir, d'une heure de farniente. Ce joli moulin de notre Vallée Noire est un coin de Paradis sauvage que j'ai découvert il y a six ans.

    Au printemps, c'est une promenade idéale !
    Muriel, il faut y réfléchir dès maintenant et préparer l'itinéraire de ces chemins et étapes conduisant aux moulins et qui, sur ton site, peut rester dans la mémoire de ce patrimoine du passé : photos et textes mis en valeur ... comme toujours sur Berry Passion.

    Des rencontres en photos sur les moulins de notre Berry ... Que vas-tu trouver
    Hirondelle
       Posté le 09-03-2005 à 10:10:09   

    Muriel,

    Je découvre tous les nouveaux messages. Promouvoir la connaissance des moulins du Berry avec ta convivialité habituelle sur tes pages, c'est vraiment une très bonne idée pour ton appareil photo!
    Pour la balade que tu penses faire autour du thème des moulins, je pense que ça plaira à tes internautes. Ces rumeurs portées par le vent, on aimera les entendre et découvrir... et puis tu sais si bien dire les choses, toi, créer des émotions autour des plus simples ...

    Le vent d'été peut faire tourner les ailes des moulins berrichons !
    A Levroux, je ne pense pas qu'il y en ait un, mais ne te fie pas à moi, renseigne toi quand même!

    Mais c'est bien , que tu te passionnes pour les moulinbs, le patrimoine d'uen vie rurale, et surtout, qur tu nous fasse découvrir avec tes photos et tes récits de découvertes.

    Hirondelle
       Posté le 09-03-2005 à 10:20:39   

    Une anecdote dans 'Le Berry - éditions du Bastion'

    Les moulins de la CREUSE allaient tout doucement à force de bras pour casser continuellement la glace on y jetant souvent de l'eau chaude ; plusieurs moulins ont été brisés par ces difficultés à moudre; on s'est servi à BOURGES de moulins à bras.
    Rosa
       Posté le 09-03-2005 à 13:28:13   

    Bien pensée, cette discussion !

    Moulins à eau ou a vent ainsi que toute personne interessée par le sujet. Le but est de discuter sur nos moulins mais aussi de la rénovation et leur entretien (pour les berrichons les plus ardus sur le sujet).

    Le 19 juin 2005, la Journée des moulins est l'occasion pour les propriétaires de faire connaître leur patrimoine, leurs techniques, leurs tours de main, pour les amateurs de découvrir les organes cachés des moulins à énergie hydraulique et éolienne.
    Ce jour là, beaucoup de moulins privés, habituellement fermés à la visite, sont de la fête. Alors, il arrive fréquemment qu'on décèle une merveille insoupçonnée à quelques enjambées de chez soi… C'est cela, la magie de la Journée des moulins. Et le bonheur de rencontrer les meuniers.

    En discussions nous pouvons aussi développer ici ce qui a provoqué le déclin, puis l'abandon de tous ces malheureux moulins, car il ya en vait de nombreux en Berry, surtout verts la valéle de la Châtre.
    Isabelle
       Posté le 09-03-2005 à 16:57:14   

    Bonjour, c'est encore moi !

    Mes parents ont achetés il y a trois ans une fermette à Guérert et qui est très bien restaurée. A pas tout à fait 500 mètres de chez eux, ils ont eut la surprise de découvrir une meule dormante encore en très bon état, dans le mur d'une cabane de vigneron, en ruine. Sa surface est brute et nous pensons qu'elles étaient toutes comme ceci, empêchant les graines de rouler sur la pierre.
    Mes parents pensent que les meules des moulins à vent et à eau étaient régulièrement bouchardées pour garder leur efficacité.

    Je ne sais pas ce que vous en pensez.
    Allez, on mangera du pain ce soir !
    Eric
       Posté le 13-03-2005 à 13:02:51   

    Isabelle a écrit :

    Mes parents pensent que les meules des moulins à vent et à eau étaient régulièrement bouchardées pour garder leur efficacité.

    Je ne sais pas ce que vous en pensez.

    Que veux-tu dire par 'bouchardées' ?
    Pierre
       Posté le 15-03-2005 à 16:31:23   

    Bonjour,

    Je pense que Muriel devrait se renseigner, savoir s'il n'y aurait pas un moulin de l'indre (ou il n'y aurait pas eut autrefois ici) à Moulin surCéphon ?
    Jean-Luc
       Posté le 16-03-2005 à 13:03:10   

    Coucou Muriel, bonjour tout le monde !

    Je crois que le topik aurait plus sa place dans le patrimoine rural, mais il n'y a pas ... Je te dresse une petite liste qui comme je l'espère, te mettra sur les pistes des moulins de l'INdre et de la Creuse (des fois, tu y es sans le savoir)

    - moulin à Bonnu Eguzon - Indre
    - moulin de Courrielez à Cuzion

    - moulin de Chennet sur la Bouzanne que tu connaîts déjà bien
    - moulin de châteaubrun
    - moulin sur la sedelle (rivière de la Creuse), Crozant

    Mais les copains (es) t'aideront aussi, ne t'inquiète pas pour retrouver des moulins!

    En espérant repasser sur Allo dans la journée
    Gros bisoussss à toutes et à Muriel
    Membre désinscrit
       Posté le 20-03-2005 à 08:25:58   

    Bonjours chers amis,

    Le Moulin d'Angibault, la roue

    En Berry, on appelle alochons les ailettes de la roue d'un moulin. Quand la roue du moulin d'Angibault tourne, on dit que la Grande-Louise, la meule, entre, se trempe dans la Veuvre et en danse comme au siècle dernier.

    La Veuvre est cette pite rivière aux débordements violents qui apporte l'eau à ce moulin de l'Indre.
    " Quand les grandes eaux couvrent tous nos prés, et que nous ne pouvons même pas sortir dans notre cour, non, non, ce n'est pas joli ." écrit George Sand à ce moulin qu'elle a rendu célèbre.

    Si ce cours d'eau est mince il est cependant d'une grande force, et aux abords du moulin, il forme un bassin assez considérable, immobile, profond et uni comme un miroir, où se reflètent les vieux saules et les toits moussus de l'habitation.

    Bons Rameaux à vous toutes et à vous tous.
    Membre désinscrit
       Posté le 29-03-2005 à 10:42:52   

    Bonjour,

    Je complète mon message car dans la campagne berrichonne, les moulins à eau situés sur les petites rivières ou les ruisseaux à faible débit, étaient souvent secondés par des moulins à vent qui assuraient le relais en cas de sécheresse berrichonne.
    Le logement du meunier se trouvait dans le moulin à eau, comme celui d'Angibault, ou dans une fermette attenante. Des quantités de ces moulins-fermettes, qui ne sont plus rentables depuis des années de cela, ont été transformés en résidences secondaires, ou en moulins-auberges qu'il serait bien de mentionner, Muriel, lorsque vous en serez à suivre sur votre site ce remarquable patrimoine rural.

    Le moulin à vent quant à lui, est trop exigu pour être logeable car construit à l'écart de l'habitation, en haut de berges, sur sa partie la plus ventée. Il est à présent une gêne pour l'agriculteur équipé d'un matériel important, obligé de contourner cet obstacle indésirable qui se dresse au milieu de ses terres, autrefois bocagères, remembrées en de vastes espaces arables. Ces exploitants agricoles nouveau style, qui ne sont plus meuniers, se soucient fort peu du patrimoine et se passeraient bien de ces vieilles pierres, entraves au labour, à moins qu’on ne les subventionne pour les entretenir …

    Les nouvelles configurations engendrent de nouvelles mentalités.
    Bouleversez l'environnement et vous bouleversez la société !
    Le moulin à vent ayant pratiquement disparu du paysage et le moulin à eau étant devenu résidence secondaire, il va de soi, que peu de moulins se visitent en Berry.
    Mais sur les brumes tapies au petit matin au creux des chemins de la Vallée Noire, si vous avez l'âme inspirée, vous verrez flotter la silhouette silencieuse du Meunier d'Angibault ou de François le Champi que George Sand a installé pour toujours dans ces paysages. La mémoire heureusement ne manque pas de ressources !
    Là où vous irez Muriel, il y aura.

    Je vais rechercher sur mes anciens cadrastres et plas communaux.
    Ce serait plaisir pour moi d'aider votre recherche.

    Très cordialement à vous et bonne semaine à tous.
    Berrypassion
       Posté le 30-03-2005 à 07:04:29   

    Merci Magny !
    Je lis un passionné pour sa région, et cela me fait toujours plaisir.

    En été dernier, j'entreprenais sans le savoir cette ronde des moulins. Dans le Berry, nous avons encore quelques jolis moulins comme celui-ci, à vent ou à eau à découvrir, si bien que nous pourrions leur consacrer à eux seuls quelques itinéraires qui à mon humble avis, valent aussi plus d'un détour. Si j'ai déjà mentionné quelque part que ces moulins sont des faiseurs de paysages, qu'ils illustre notre patrimoine rural et ont quelque chose de mythique, certains d'entre eux sont encore très prisés et ouverts aux visites. Celui -ci peut se visiter.




    Moulin de Villiers


    © Copyright Berry Passion




    * Un lien : http://www.berry-passion.com/moulin_de_villiers.htm
    Michel
       Posté le 30-03-2005 à 13:45:34   

    Allo à l'eau !

    Au four et au moulin !

    Pour la ronde des moulins que tu feras bientôt, voici un petit mes.

    Comme tu le sais la ville de Bourges était entourée de marais.
    Située aux confins de l'Yèvre et de l'Arnon, elle était donc bien alimentée en eau et on y dénombra par ailleurs jusqu'à 21 moulins, il en subsisterait 11. Bien sûr, je pense au moulin de La Chappe sur l'Arnon. Tu peux le voir depuis le Boulevard de Juranville. Le moulin de Bourges a été transformé en minoterie moderne et il est encore en activité. Il a conservé son ancien mécanisme, notamment sa gigantesque roue à aubes , sous abri, et arrêtée depuis 1973.
    Moulin banal, il tournait en 1257 pour l'abbaye de Saint-Hippolyte, le quartier des tanneurs et drapiers. Si tu te renseignes (et puis lis mon Mp s'il te plait ...) on te dira que le moulin a été surélevé par 2 fois : dans les années 1910 et 1928.
    Lorsque la rivière est en crue, nous autres Berruyers allons d'ailleurs mesurer le niveau de l'Arnon le long de La Chappe.


    Situé aussi au-dessus de l'Arnon, tu as le moulin de Saint-Paul . Il est caché derrière un haut mur. Si par chance tu te trouves à passer au moment où le portail est ouvert, tu découvres sa gigantesque roue à aubes. Il appartenait au Chapitre de la cathédrale jusqu'au XVI mais fut ravagé par un incendie en 1898. Propriété de la municipalité à présent.

    Tu as sur ton mp un numéro et tu peux prendre contact sans problème avec eux, je leur ai parl2 de notre forum et leur ai mis le lien, ce sont en + de bonnes connaissances.
    Voili, voilou !

    Frozat
       Posté le 31-03-2005 à 10:29:48   

    Muriel, bonjour ....

    C'est vrai que les moulins sont toujours eus quelque chose de mythique.
    Les moulins à eau, dans leur forme la plus ancienne attirent les peintres les plus romantiques ...tout autant que les agriculteurs.

    Je suis impatient d'en découvrir de très beaux spécimens dans vos paysages berrichons sur ton site web!

    Amitié à tous!
    F.champi
       Posté le 05-04-2005 à 16:24:03   

    Le moulin d'Angibault est certainement l'un des sites sandiens les plus visités du Berry littérire et des chemins de l'écrivain.
    Berrypassion
       Posté le 07-04-2005 à 09:58:08   

    N'ayant pas de page pointant sur BP le concernant, voici trois clichés d'une visite en 2001, souhaitant bientôt vous proposer mieux que ces clichés...











    © Copyright BERRY PASSION.
    Honorine
       Posté le 07-04-2005 à 20:42:32   

    Bonsoir à tous !!

    Je découvre vos discussions, vous avez choisit de vous intéresser s’intéresser aux moulins et une ancienne tradition. Ce serait bien d'aborder le sujet sous différents angles : purement, le métier, mais aussi du point de vue d'un meunier, par quelques témoignages qu'on peut essayer de recueillir quant on est pas très loin d'un moulin et par connaissance. Il me semble que se serait bien pour monter ce sujet avec Muriel. Je ne sais pas si vous pouvez ! Si je peux te donner un petit coup de main pour .. tu me dis !

    Je pense pour le, moment à te citer un autre moulin, il est à Niherne (Indre) - Moulin de Mirebeau , c'est un gros moulin sur 4 étages.

    Bonne nuit
    Christine
       Posté le 08-04-2005 à 17:54:33   

    Muriel,

    Avec ton envie de flâner le Berry que nous te connaissons bien, suit un itinéraire beaucoup bucolique que celui des châteaux que tu sembles franchement apprécier d'après ce que nous découvrons sur ton site. Mais là, sur 40 km, ton parcours pourrait se caler sur celui de l'Indre pour une atmosphère toute de calme et sérénité comme tu aimes aussi.

    Au fil de l'eau, l'utilisation de l'énergie procurée par les rivières et de très nombreux moulins que tu avais commencé l'an dernier. Rejoins Montgivray, commune de la Châtre pour le Moulin d'Agibault bien sûr, laissé à l'abandon après la mort du dernier meunier en 1953, mais acquis par la commune de Montipouret en 1990 et progressivement restauré. Relayé par l'Association des Amis du Moulin d'Angibault (créée l'année suivante).

    La rivière est toute proche avec ses berges et un moulin que je découvre moi aussi, qui permet de comprendre le fonctionnement du bief qui amène l'eau au mécanisme de la roue par un système de bonde qui régule le niveau. Comme tu as vu, expo dans l'intérieur du moulin, consacrée à la meunerie, mécanisme de la roue et des meules en parfait état de marche.

    Tout au long de l'année, l'ADAMA organise sur place de multiples animations à thème: journée du pain, fête du pressoir, veillées berrichonnes ..

    Vers Montipouret, profites-en pour faire quelques photos, il y a des granges à auvent par là bas!
    Christiane
       Posté le 11-04-2005 à 13:44:03   

    Bonjour Muriel


    Promenade en préparation au bout de nos moulins à eau et à vent donc ! Les impressionnistes ont tant donné aux moulins qu'il était justice de leur rendre hommage avec j'en suis sûre, toujours de très jolies photos de pays, et avec j'en suis sûre, des textes qui vont nous faire vivre vos promenades. Et puis, Muriel, nous suivrons vos pas pour cette découverte tout en couleurs et charmante sur votre site internet, avec le retour de la belle saison.

    Plus que l'eau, le vent se trouve partout. Mais capricieux, il est bien moins fiable qu'elle. Orienter les ailes d'un moulin à vent était une opération plus délicate et plus difficile que de lever une vanne. J'aimerais aussi vous parler du chapeau du moulin, en effet, la couverture de cette toiture conique, plus ou moins pointue, varie également.
    Les bardeaux de châtaigniers , très nombreux dans notre région Indre, l'ardoise ou la tuile était couramment utilisés. Ainsi, dans un moulin-tour , forme arrondie (comme celui de Villiers, tour qui est bien entretenue ce qui fait que le moulin n'est pas une ruine) seul le toit ou calotte , qui porte des ailes, était mobile. Je m'en exprime au passé car les moulins font parti de ce passé rural remarquable. La fabrication de se toit reposait sur un chemin dormant sur lequel il glissait. Pour présenter les ailes face au vent, le meunier le manoeuvrait d'en bas, au moyen d'une longue queue solidaire de la charpentée tournante. Le saviez-vous ?

    Il n'est pas improbable qu'Argenton-sur-Creuse est eut son moulin, l'ancienne rue de la ville "Moulin de Bord" pourrait témoigner de sa présence.

    Je vais tout de me renseigner à ce sujet.

    Merci à vous tous pour ces discussions intéressantes.
    Gabriel
       Posté le 14-04-2005 à 11:09:36   

    Notre pays est marqué par des images de moulins, celui d'Angibault, bien sûr, est célèbre par delà la région de l'Indre. Je remarque que ces édifices sont bien plus courrant chez nous par les moulins à eau qu'à vent. Peut-être en raison de l'intérêt historique et architectural des lieux. La discussion ramène le visiteur à l'époque fébrile où les moulins étaient au coeur de la vie quotidienne des cultivateurs de la région. Ceci montre l'importance des moulins sous le régime français. Ensuite, des héritiers vont construire de nouveaux moulins à farine y ajoutant des dépendances secondaires, sur les lits de nos rivières et ruisseaux.

    Moulin abandonné, déserté, c'est par l'existence successive de plusieurs moulins du Berry, un des meilleurs exemples qui soient de ce qu'on peut faire pour le patrimoine en campagne. Je suis surpris de trouver son évocation sur les charmantes pages de votre forum.

    Plein succès à votre initiative, Félicitations!
    Membre désinscrit
       Posté le 14-04-2005 à 16:18:37   

    Aujourd’hui, pour sauver les petits moulins, il n'y a plus que le tourisme.

    Effectivement comme je l'ai lu de personnes avant moi, nombre d'entre eux ont été restaurés par des particuliers ou par des collectivités. Et, soit dit en passant, les dernières étapes de la restauration d'un moulin à vent sont spectaculaires. Maintenant, les uns et les autres sont en train de disparaître. Les vieilles tours des moulins à vent ont été préservées alors que les bâtiments des moulins à eau, dépouillés de leurs machines et transformés en résidences secondaires ou englobés dans des complexes agricoles modernes.
    Membre désinscrit
       Posté le 14-04-2005 à 20:56:23   

    Bonjour Muriel,

    As-tu aussi photographié le moulin à vent de La Croisette restauré par les compagnons sous la houlette de Michel Guyard ?
    Berrypassion
       Posté le 14-04-2005 à 23:00:38   

    Ben non Andréa, c'est à faire tout ça, et non fait...
    Berrypassion
       Posté le 15-04-2005 à 07:07:55   

    Freddy a écrit :

    Aujourd’hui, pour sauver les petits moulins, il n'y a plus que le tourisme.


    Bonjour,

    Reste surtout celles et ceux qui entendent sauver des ruines et pérenniser la tradition, en œuvrant par tous leurs moyens. Je pense bien entendu à la restauration de ces moulins. Appartient au propriétaire de cet édifice l'initiative de révéler un tel patrimoine, d’en faire apprécier la beauté et d’en éclairer l’histoire en le rendant accessible au public. Chaque moulin nous conte son histoire intime. Franchement, ce symbole rural ayant encore une grande âme, je me réjouis de constater que l'on peut encore compter sur des Berrichons aussi dévoués qu'intelligents, se donnant une "clef" comme emblème, car proposant l’accès à ce remarquable patrimoine d'avant. Tout en attirant l’attention des visiteurs et des épris de la tradition, sur leur aspect culturel.

    De tout ce qui a fait le moulin, l'a marqué de son empreinte, voilà un langage authentique d'un héritage vivant à transmettre au cœur de nos paysages.
    Membre désinscrit
       Posté le 29-04-2005 à 19:53:47   

    Muriel,

    Veuillez bien trouver la documentation que je vous ai fait parvenir à propos de la situation du moulin de Veignier d'après le plan cadastral -Commune de Montipouret, établi en 1832.



    "A la recherche du Moulin de François le Champi", avec une copie photo de l'ancien moulin de Veignier, la roue disparue depuis longtemps et qui était accolée au mur de côté que vous découvrirez en premier plan.

    Si les lieux que George Sand fait fréquenter, ou les itinéraires qu'elle fait parcourir à ses personnages dans le "Meunier d'Angibaut", "La Mare au Diable", "La Petite Fadette", "Les Maîtres Sonneurs", sont facilement identifiables sur le terrain, il n'en va pas de même pour retrouver le cadre du moulin dont elle s'est servi pour écrire "François le Champi.

    En 1863, Charles Duvernet dit : "Le moulin du Cormouer n'existe pas nominativement, mais en remontant un des petits ruisseaux affluents de l'Indre vos reconnaîtrez facilement, d'après la description de l'auteur, le moulin où demeurait Madeleine Blanchet".
    Membre désinscrit
       Posté le 04-05-2005 à 10:07:22   

    Trois indices supplémentaires "A la recherche du Moulin de François le Champi"

    On notera encore :

    Q'au deuxième chapitre du roman, lorsque la mère du meunier demande à zabelle de reconstruire le Champi à l'hospice de Châteauroux, elle lui dit :
    " Conduisez-moi jusqu'à Corlay par les prés. A huit heures la diligence passe ..."

    Corlay est situé ainsi à 1300 mètres environ de Veignier

    Qu'au sixième chapitre il est dit que le Champi est allé abattre et débiter un arbre acheté par Blanchet au meunier de Guérin.
    L'ancien moulin de Guérin, établi là où l'Igneraie rejoint l'Indre, est à deux kilomètres de l'ancien moulin de Veignier (voir la fiche cadastrale envoyée hier : chemin en pointillé), chemin qui conduisait directement de l'un à l'autre des moulins.
    Balzacien
       Posté le 04-05-2005 à 17:02:14   

    Le moulin de Châteaubrun en 1930, avant son expropriation.

    Le moulin des Couvieilles sur le Bouzantin , fonctionna jusque vers 1960, Mr Delage fut le dernier meunier. Le moulin de Châteaubrun qui dépendait autrefois du château, était exploité au début du siècle par la famille LEROY. Lorsqu'en 1931 le barrage de la Roche aux Moines /Sur la Creuse à Gargilesse, fut mis en eau, le moulin fut exproprié car l'écluse sur la Creuse devait être noyée.
    Mr LEROY dut se résoudre le coeur brisé à quitter son moulin pour un maison dans le bourg à Cuzion. Il ne s'en serait jamais remis!


    La Châtre possédait plusieurs moulins au bord de l'Indre, au pied de la ville : moulin Buraud , moulin Chapitre , moulin Boury , moulin du Lion d'Argent , moulin Doré , moulin Borgnon , moulin de la Fontaine .

    Sainte-Sévère avait le Grand Moulin qui est l'un des seuls de l'Indre à fonctionner toujours aujourd'hui. IL a été racheté par plusieurs agriculteurs.
    A Cluis-Dessous, au pied de la forteresse, le moulin tournait grâce à l'eau de la Bouzanne.

    A Argenton, les moulins sur la Creuse, se succèdent, moulin à frine ou moulin à tan. Le moulin de Bord , situé en plein coeur d'Argenton, cessa son activité dans les années vingt. Le moulin de la ville haute tourne jusqu'en 1991 et le moulin du Rabois jusqu'en 1997. J'ai une phoot de c emoulin pendant sa crue ( ancien cliché du curé Meurgues ).

    Chaque petite commune possédait plusieurs moulins à eau qui apprévisionnaient en farine la communauté villageoise.

    Muriel, bon, parmi ces mouklins tu auras sûrement du tri à faire ...
    Bises
    Christiane
       Posté le 05-05-2005 à 17:46:37   

    Christiane a écrit :

    Bonjour Muriel


    Le moulin de Bord à Argenton est toujours. Il a été racheté.

    J'ai cependant fait quelques recherches à propos des moulins, elles m'ont conduites à te dresser une petite liste sur ce que l'on témoigne dans les magazines locaux, Bouinotte et Berry Magazine. Tu regarderas si tu en as quelques uns.

    Moulin-sur-Céphon (Bouinotte n° 59C - Printemps 1997)

    Moulin à vent de Villiers (Berry Magazine n° 34 - Juin 1995)

    Moulin à vent Nouan, Moulin à roue (Bouinotte n° 62 - 1997)

    Moulin de François le Champi (Bouinotte - le Champs n° 47)

    Moulin de Châteaubrun (Bouinotte n°65 parru en 1998)

    Moulin de Champry (Berry Magazine n° 36)

    Moulin de Châton Bourges ( parru dans "Moulins de l'Economie Rurale - Revue mensuelle l'Agronome").
    Christiane
       Posté le 05-05-2005 à 18:26:16   

    Magny a écrit :

    "A la recherche du Moulin de François le Champi"


    Pour découvrir les frasques tirées de l'oeuvre pittoresque de George Sand, rien de tel que quelques sujets glanés par André Jarrigeon qui a évoqué le moulin dans une littérature de recherche dans un petit coin de Bonheur, quelque part dans le Boischaut sud.

    La Rame ? Pas sûr !
    Pourquoi pas Veignier ?



    Oui Magny, mais ce qui fait problème c'est que, contrairement au dire de Charles Duvernet, il n'existe pas de description précise du moulin; ceci ayant, apparaemment été voulu par George Sand pour éviter toute réaction d'un meunier qui aurait cru se reconnaître sous les traits peu sympathiques d'un des intervenants "Cadet Blanchet". Ne croyez-vous pas un peu, Magny, que Charles Duvernet a simplement voulu indiquer que le Cormouer pouvait ressembler à tous les petits moulins qui se trouvaient proches de la rivière de l'Indre ou ses affluents ? Il est curieux également que dans le roman, Louise Vincent fasse allusion à Barbotte sans parler du moulin qui y tournait dans le temps où George Sand a écrit son roman, ne serait-il pas impossible qu'il sagisse de l'image du Cormouer ?

    Je me le demande bien !
    Peut-être d'autres personnes auront-elle des indices à suivrent.
    Berrypassion
       Posté le 05-05-2005 à 20:09:22   

    Christiane a écrit :

    J'ai cependant fait quelques recherches à propos des moulins, elles m'ont conduites à te dresser une petite liste sur ce que l'on témoigne dans les magazines locaux, Bouinotte et Berry Magazine. Tu regarderas si tu en as quelques uns.

    Bonsoir Christiane,

    Merci pour cet inventaire au petit patrimoine rural que sont les moulins.
    J'ai effectivement toute une collection de Berry Mag et Bouinotte, trois volumes. Je n'ai pas pensée jusqu'alors à une recherche dans ces livres là.

    Merci pour ta contribution.
    Alain
       Posté le 06-05-2005 à 17:26:02   

    Bonsoir vous tous,

    Vraiment, j'étais loin de penser que nous avions eu autant de moulins dans le Berry !

    Ca devrait faire un très bel article sur ton site Muriel ...... comme d'habitude.
    lizette
       Posté le 08-05-2005 à 09:26:54   

    Alain,

    Nous avons eu pricnipalement des moulins de meunerie et beaucoup d'entre eux ont été restauré et ne se visitent pas.

    Pour continuer sur le "Moulin de François le Champi", il faut dire qu'au temps de George Sand, les routes étaient inexistantes. Il y avait sans doute qu'une seule grande route, celle de La Châtre à Châteauroux, à mon avis ! Je ne connais pas vraiment la Vallée Noire où George Sand était à écrire ses romans. Pesez-vous que la fontaine est encore visible après tant d’années, ou peut-elle être recouverte par les herbes ?
    Membre désinscrit
       Posté le 08-05-2005 à 16:11:13   

    Il s'agirait selon une thèse du moulin de la Rame effectivement !
    On peut objecter cependant que c en'est pas tout près de Vic-Exemplet que, dans ces conditions, François aurait quité la grand'route, mais quelques six kilomètres plus au nord, à hauteur de Froidfont pour redescendre sur le Plessis d'en Haut et le Plessis d'en Bas ; c'est à dire en parcourant un chemin très allongé.

    Et ceci tout à fait en contradiction avec le texte du roman : connaissant (le Champi) toutes les traînes, tous les bouts de sac, toutes les coursières, toutes les traques et jusqu'aux échaliers des bouchures par le plus court chemin de terre ".
    Mais on peut opposer que les gués rencontrés se trouvent en terrain plat et non au bas d'une descente. En revanche, quand on vient du nord de Mers-sur-Indre, tout concorde. Au bas du chemin du Plessis on trouve le gué du loup en arrivant sur la commune de Mers, au bord de la Vauvre, au moulin de la Rame
    Eric
       Posté le 09-05-2005 à 19:33:56   

    lizette a écrit :

    Pesez-vous que la fontaine est encore visible après tant d’années, ou peut-elle être recouverte par les herbes ?


    Non Lizette faut pas rêver! Je ne pense pas qu'il existe une fontaine pas loin de l'ancien moulin.
    Membre désinscrit
       Posté le 10-05-2005 à 20:59:02   

    Je pense bien que oui, Eric !

    C'est peut-être un indice à prendre au 2 ème degré, dans le pré du dessus, que longe l'ancien chemin de Montipouret au Moulin Guérin , à 200, 250 mètres des bâtiments, car ici il y a une source. Aujourd'hui la fontaine est tellement envahie par les joncs, par toutes sortes d'autres herbes aquatiques et les ronces, qu'on devine son eau plutôt qu'on ne la voit. Son écoulement est cependant toujours marqué par une ligne de joncs et lorsqu'en période de grande sécheresse son eau fut captée par la baguette et le pendule d'un sourcier d'Argenton-sur-Creuse, pour approvisionner la ferme, dans la mesure de sa capacité, il fut découvert qu'elle avait pu alimenter un lavoir.

    Je ne sais pas maintenant si la ligne de joncs est toujours aussi visible !
    Balzacien
       Posté le 13-05-2005 à 17:08:56   

    Bonjour les forumeurs du Vendredi 13 !

    Beaucoup de lecteurs vont penser comme moi que des indications dans le roman permettent de faire avancer notre discussion sur le Moulin de François le Champi et surtout, permettent d'avancer le nom du moulin de la Rame , dont les bâtiments existeraient encore. Il y a beaucoup de moulins dans le sromans de George Sand. Mais si la plupart exitet réellement, comme celui d'Angibault, attention, d'autres peuvent être dotés d'un patronyme de fiction et n'existeraient aps "nominativement". Le Cormouer (à l'ombrage du cormier) se situe au bord de mla Vauvre, au sud de Mers.

    Ce n'est qu'après de minutieuses recherches ... penserez-vous à y aller ?
    Boischautin
       Posté le 19-05-2005 à 17:48:36   

    Bon, si vous avez lu le roman, prière devous faire moins naïfs !

    Pourquoi le Champi viendrait-il du nord-est, lui qui est parti d'Aigurande au sud-ouest ? A mon avis, il y avait deux solusions, un itinéraire vraisemblable sans aboutissement, ou bien une arrivée à un moulin que trop de coïnciendences désignent après cette battue de campagne illogique dans l'Indre.

    Comment voyez-vous ça ?
    Berrypassion
       Posté le 25-05-2005 à 21:44:04   

    La peite info de ce mercredi soir...

    Mon cahierde bord est rempli de rendez-vous jusqu'à sa moitié...
    ça promet !

    Denis
       Posté le 10-06-2005 à 11:01:27   

    Bonjour saintamandoise Muriel,

    Joli projet !
    e pensais indiquer le moulin de Charenton-du-Cher, ne sachant pas si les personnes du forum l'ont fait avant moi?

    Le moulin est sur la route de Charenton-Laugère, parallèle à l'ancienne habituation du garde-champêtre. Il faut s'engager sur la patte d'oie et s'engager tout de suite à droite, le moulin est dans le renfoncement.

    A bientôt,
    vous souhaitant de passer tous de bons moments.
    Nadette
       Posté le 15-06-2005 à 17:35:31   

    Bonjour,

    Quand bien même les réserves connues (ou estimées) de nos énergies se chiffrent en volumes apparemment inépuisables, l'inéluctable réalité de la croissance et de la consommation, fait qu'elles sont, à temps, condamnées à disparaître. Le Berry peut s'enorgueillir d'un riche passé rural autant qu'historique. Cependant, sa richesse n'est pas moins importante pour ce qui concerne l'histoire technique que la 'grande histoire'. Car si l'on croise dans l'histoire du Berry Henri IV, Jacques Coeur, Talleyrand, on y rencontre aussi, à peu d'exception près, les traces, le souvenir de nombreux moulins à eau qui se sont installés sur les rivières de cette belle région.

    Des moulins à farine ( XI-XXe siècle) aux moulins à céréales, à tan, les premiers d'une longue série, le moulin à eau a été la première machine mue par une énergie naturelle. Elément capital du progrès humain et technique, il est resté plus de 1800 ans la seule machine (avec le vent dans une moindre mesure) qui sera utilisé pour tous les besoins industriels.

    Aussi, à la rivière, les meuniers côtoyaient quelquefois les carriers et les tanneurs, c'était un temps bien convivial !

    Cette promenade des moulins que tu désires faire bientôt, Muriel, va te permettre et nous permettre de découvrir ou redécouvrir le passé rural et artisanal du Berry dans son magnifique patrimoine.

    Amicalement
    Membre désinscrit
       Posté le 19-06-2005 à 10:33:24   

    Après quelques recherches, j'ai trouvé ceci :

  • Tu as la situation du moulin de Veigner établi en son lieu (1832)
    Archives FBB



    Merci d'avoir mis mon envoi sur ton serveur Web !
    Traçage " Le Moulin de François le Champi"
    d'après l'oeuvre sadienne
  • Membre désinscrit
       Posté le 28-06-2005 à 19:45:34   

    Muriel,

    J'ai rarement eu l'impression d'exister autant que lorsque je commence à parler de nos traditions. Tu rencontres les autres, tu leurs parles, ils viennent vers toi, (un peu comme si tu étais le messie) quand tu arrives chez le paysan, le monde rural. Et puis tu reviens plus riche et la tête pleine de merveilleuses rencontres après avoir fait le tour au sujet d'un meunier et de son moulin, comme quand j’allai caller mon micro et la presse dans l'un de ceux ci, déjà 8 ans !

    Deux moulins sur la Vauvre portent le nom de Moulin Neuf. Tu le vois jusqu'à côté de celui de Christophe Chaussé. Je sais qu'un autre moulin y officiait jusqu'en mars 1974, date à laquelle le meunier Jean Labrune l'a quitté pour s'installer au Moulin de Mousseaux, sur l'Indre près de Châteauroux.

    Le Moulin Neuf est de 1675 et une légende raconte que le bief fut creusé par les seigneurs d'un château.

    Les premiers moulins à eau ont été recensés au 1er siècle avant Jésus-Christ. C'est au Moyen Age qu'ils s'installent sur les bords des principales rivières , au pied des châteaux ...

    Source de profit, ils appartiennent en général, aux abbayes, aux seigneurs, obligeant les habitants à venir y moudre leur blé moyennant une redevance : " la banalité ".
    Membre désinscrit
       Posté le 05-07-2005 à 07:32:02   

    Bonjour ma chérie,

    Tu travailles sur les moulins du Berry, il te faut réussir tout ton parcours, ton programme est bon, je te dirais ensuite pourquoi ...

    Tu vas rencontrer sur ta route de nombreux moulins qui pour l'avoir été au temps de la meunerie médiévale, n'en sont plus aujourd'hui, ne sont plus dignes de ce nom. Les propriétaires ont très souvent obstrués les biefs ou démontés les roues. Ceci est véridique et représente 70% des états de moulins à découvrir dans le Berry d'aujourd'hui. Dommage pour la revalorisation du patrimoine dans les traditions.

    Ma question est : combien de moulins encore digne de ce nom compte le Berry d'aujourd'hui ?
    Isabelle
       Posté le 05-07-2005 à 08:34:27   

    Alors c'est scandaleux de laisser dépérir ce patrimoine, surtout quand la promotion touristique du Berry semble refonctionner.

    Amicalement
    Membre désinscrit
       Posté le 15-07-2005 à 07:51:32   

    Bonjour Muriel

    As-tu commencé ton circuit ?

    Tu verras des moulins endormis, enveloppés d'un silence pesant.
    Par Vierzon, je n'en ai pas à t'en citer à ma connaissance. S'il en existe encore digne dans l'Indre, je pense que l'eau aura interrompu sa danse laborieuse dans les aubes de la roue d'un moulin ou les pales de sa turbine. Certainement que les courroies assoupies de nos moulins berrichons, près des poulies, doivent regretter le mouvement d'antan : plus d'animation bruyante des livreurs de lourdes cargaisons, de l'odeur du froment moulu ... Pourtant, des moulins sont toujours là, lovés au creux du Berry où tu vas passer pour notre plaisir de découvrir dans tes mots à toi, tes images, dans ton site.

    Autrefois, une meule en pierre de 750 kg pouvait être battue tous les 15 jours environ, à l'aide de marteaux à pierre en acier et le coeur de la meule bouchardé. Tu vois, l'organisation d'un moulin suivait un rythme précis.
    Touriste 18
       Posté le 01-08-2005 à 17:47:56   

    Muriel,

    Dans votre itinérance des moulins en Berry, figurait une page consacrée à un moulin sur sauldre dans le journal d'aujourd'hui. Si vous n'avez pas lu cet article, je peux bien sur vous l'adressé, il concerne un ancien kiné de Sancerre présentant son moulin qui sans doute, n'est pas un moulin comme one le penserais, mais un bâti transformé en accueil d'hôtes sur le site du moulin du Crotet du XVII e siècle resté dans le giron du domaine de Boucard et le propriétaire est François Thibaudat.


    Sur Saint-Amand, peut-être les connaissez-vous déjà les deux moulins, de Billeron (à farine) et l moulin des Forges. A ne dizaine de kilomètres de Saint-Amand, le moulin de Charenton-du-Cher, mais j'ai vu que Denis est passé par ici pour en parler.

    Aujourd'hui, les grands moulins n'existent plus, certains, cependant, participent encore à la beauté de nos campagnes.
    Benedictel
       Posté le 03-08-2005 à 18:41:32   

    Bonjour vous toutes et tous,

    J'ai suivi avec beaucoup d'intéressement votre sympathique petite discussion sur les moulins du Berry, mais je me demandais à ce propos s'il y avait par chez vous des moulins en bois et quels sont els moulins les plus nombreux : à roue ou à vent ?

    Au Moyen Age, les paysans devaient porter leurs blés (froment, avoine, seigle) au seigneur ou à l'abbaye.
    Marie-Helene
       Posté le 06-08-2005 à 19:07:47   

    Muriel,

    Nous nous réjouissons de voir que nos discussions n'ont pas attendues les " Estivales d’un journal régional pour entamer le débat des moulins à vent et à eau (Ier message datant de février). Date des messages postés sur ce thème du forum font foi. De même que lorsqu'en mai dernier, ta dernière lettre de site nous parvenait, nous découvrons cette volonté qui t'a animée pour partir sur la route des moulins. De tout cela, nous nous réjouissons, je vois que tu as d'excellentes idées, mais qui ne servent pas qu'à ton profit personnel.

    Nous attendons cette route des moulins sur tes pages internet.
    Où en es-tu ?

    Toute ma sincère amitié

    Je t'embrasse.
    Eric
       Posté le 17-08-2005 à 18:29:34   

    La plupart des moulins sont désaffectés ou en ruines. Plus aucun meunier n'est véritablement en activité. Les deux premières décades étaient pourtant favorables à la meunerie, dirrectement liée à l'agriculture, la récolte du blé. Je pense qu'il devait y avoir quelqeus beaux moulins chez nous!

    Ceux de Bourges montre un patrimoine plus indistrialisé en ce qui concern l'activité d'autrefois.


    Frozat
       Posté le 19-08-2005 à 18:30:35   

    Bonjour,

    L'eau d'une rivière, du blé au pain, le monde des moulins du Berry est certainement une recherche passionnante à faire. Bonne idée d'en parler ici et de déposer ce patrimoine sur ton site comme une mémoire à ne pas éteindre

    As-tu 2 ou 3 photos à montrer aux impatients comme moi ?
    Passiflore
       Posté le 31-08-2005 à 18:11:50   

    C'est dommage cepenant que les moulins enlèvent leurs toiles, ça perd un peu de son charme je trouve. Entre le moulin de Villiers et le moulin de Nouan, ils se ressemblent beaucoup. Moi j'entend moulin un bâtiment dans lequel on fait de la farine, mais quels sont ceux du Berry qui ont gardés l'activité ?

    Hugoniot
       Posté le 31-08-2005 à 19:07:21   

    Bonsoir,

    On était meunier avant d'être un paysan. Le paysan, le travail de l'agriculture est venu ensuite. Les meuniers étaient souvent des paysans. Si dans un champ vous trouvez un jour une vieille meule à côté d'un four, c'est qu'ici on y cuisait du pain après avoir écraser les céréales, les graines sur la meule. Avant d'être agriculteurs les hommes mangeaient déja des produits végétaux.
    Berrypassion
       Posté le 01-09-2005 à 08:38:16   

    Passiflore a écrit :

    C'est dommage cependant que les moulins enlèvent leurs toiles, ça perd un peu de son charme je trouve.



    Passiflore, Bonjour !

    Il te faut savoir que les toiles de moulin sont replacées uniquement lorsqu'il se fait une mise au vent .
    Une toile est d'ailleurs facilement remise et cela empêche à la fois l'usure par les intempéries
    .


    ... a écrit :

    Entre le moulin de Villiers et le moulin de Nouan, ils se ressemblent beaucoup.


    Quel est donc le propre d'un moulin ?

    Tu peux penser que ces moulins se ressemblent et d'ailleurs, partant de cette idée là, rien ne ressemble plus à un moulin à vent qu'un autre moulin à vent, n'es-ce pas ? Encore que...
    Simplement sur la forme, car sur le fond, on peut admettre que chaque bâtiment fonctionne avec son histoire, son site, son meunier, ses occupants et là, s'inscrit l'histoire intime dudit moulin, qui peut être bien différente, bien que cela reste inscrit dans un même geste, un même esprit ancestral.



    ... a écrit :

    Moi j'entend moulin un bâtiment dans lequel on fait de la farine


    A mon sens, un moulin a un destin hors du commun !
    De nos jours, on entend communément par "moulin" un bâtiment dans lequel on procède à la fabrication de la farine. La minoterie, gros moulin modernisé, utilise des énergies et machines nouvelles. Toutefois, à l'origine, le moulin proprement dit est l'appareil qui actionne la paire de meules, j'admets que l'on peut confondre avec le local (bâtiment) qui l'abrite.



    ... a écrit :

    quels sont ceux du Berry qui ont gardés l'activité ?


    Agibault bien sûr l'intenational moulin Indrien.

    Pour ce qui est des moulins à vent, il à justement les plus connu, celui de Villiers et de Nouhan qui organise des visites avec vue sur la restitution très complète de la meunerie. Très enrichissant car reformant les gestes encestraux via la fabrication de la farine...

    En fait, il existe bien plus que deux moulins à vent que l'on peut voir.

    En minoteire, il y a le site du Moulin Neuf qui est à eau (enjambant la Vauvre, rivière de l'Indre).
    Cebiau
       Posté le 22-09-2005 à 15:23:28   

    Slt à vous tous,

    Au petit patrimoine, quelques anciens moulins ont été remplacés par des presses hydrauliques. Il y en a une comme cela sur la commune de Cuzion. Mais je crois savoir qu'il y a encore deux vieux moulins à huile aux confins de l'Indre entre Aigurande et Crozant. L'un d'eaux appartenait à la famille Autrand, il était du XVIIIe siècle, je ne sais pas s'il a été restauré en autre chose. Il était composé d'une meule et fonctionnait grâce à la force humaine puis animale, et à la roue à aube. Sous l’Ancien Régime, on comptait sur l'Indre un moulin tous les 1,5km. A cet époque, certains de nous moulins moulaient le blé sous la direction des moines.
    Gabriel
       Posté le 23-09-2005 à 11:43:21   

    Bonjour à tous,

    Muriel, qu'il s'agisse des nouvelles pages sur ta visite des moulins ou de lavoirs et qui se consulteront bientôt sur Berry Passion, je pense qu'une page des visites par lettres alphabétique pourrait se prévoir à partir d'un lien : ce serait une aide pour les visteurs de tes pages .....
    Sancerre
       Posté le 23-09-2005 à 16:46:06   

    Pour une information, dans les archives de 1901, le moulin de Brinon à Villeneuve était exploité par Lucien Dejoulx, 43 ans, meunier de son état. Il était cepenant secondé par 5 domestiques.
    claudius
       Posté le 13-11-2005 à 19:52:09   

    Les moulins, inventés en Perse au VII siècle, n'apparaissent en France qu'au XII siècle;
    il y a cependant en Berry, très tôt des moulins: en 1012, le vicomte de Bourges accorde 2 moulins à eau à l'abbaye saint Ambroix, dont un à Taillegrain, (ancien hôpital général, où je suis né quelques siècles plus tard !!!)
    A la fin du XVIII siècle, il y a en Bas Berry, 263 moulins à eau, 11 à tan, 16 à foulon, 2 à papier, et 11 moulins à forge.
    Gabriel
       Posté le 13-11-2005 à 20:01:26   

    Mais claudius, alors tu es autant berruyer que moi
    claudius
       Posté le 13-11-2005 à 20:05:07   

    je ne m'en suis jamais caché! et je n'en éprouve aucune honte!!
    Erwan18
       Posté le 13-11-2005 à 21:03:07   

    Bonsoir,

    A Bourges il existe aussi le moulin Saint-Paul, rue Henri Sellier (à côté de la future école de musique). Sa roue à aubes a été entièrement restaurée il y a une dizaine d'années. Il a fonctionné jusque dans les années 60 et il est depuis 1981 le siège social de l'association folklorique "Notre Berry".
    Ici le moulin tel que vous ne le verrez plus jamais... mais comme vous le verrez désormais : http://www.rmavre.com/moulin_saint-paul/thumb.html
    claudius
       Posté le 13-11-2005 à 22:09:24   

    En effet, le moulin st Paul est très ancien : d'après les archives, il est donné en rente en 1597 par le seigneur de st Germain des bois, Jean Gaudrion à Jean Charpy, meunier, pour une rente annuelle de 100 boisseaux de blé meteil, 2 poules, une demi douzaine d'anguilles et un plat de poissons
    Berrypassion
       Posté le 14-11-2005 à 06:15:41   

    Erwan,

    Comme l'imposant moulin hydraulique de La Chappe, enjambant l'Auron, j'avais indexé celui-ci pour " Mémoire de Moulins ". Merci pour ta contribution. J'ai appréciée particulièrement le moulin dans sa vêture hivernale, note pittoresque.

    Bon, la prochaine, pense à enlever le panneau d'interdiction juste avant d'assurer les visites...

    En zoomant sur ces nombreux moulins depuis cet été, j'en découvre à maints endroits le langage du vent et de l'eau du Berry, et certains d'entre eux possèdent une éloquence propre, moulin à vent ou à eau confondus.

    Rappelons-nous que le meunier et son moulin ont été des personnages clefs de la vie quotidienne. Une vie sociale et culturelle intense se créait alors autour d'eux. De fait, le meunier remplissait une fonction qui le plaçait parmi les notables de la région, considéré dans le même temps comme un sage et un être qui s'enrichissait facilement. Il se distinguait ainsi d'une société villageoise, autant pour son habit blanc et son bonnet, que via son mode de vie et son indépendance, vivant généralement à l'écart de la communauté villageoise.

    Merci d'apporter de l'eau à notre moulin et... Bon début de semaine à tous.
    Sad
       Posté le 15-11-2005 à 16:47:08   

    Erwan18 a écrit :

    Ici le moulin tel que vous ne le verrez plus jamais... mais comme vous le verrez désormais : http://www.rmavre.com/moulin_saint-paul/thumb.html


    Merci pour tes photos Erwan !

    L'image laissée par les exploitants des moulins à eau est moins importante dans l'imaginaire collectif et pourtant, leur rôle a été important dans le développement de l'artisanat et de l'industrie. Beaucoup de moulins sont maintenant convertis en entrepôts, en musée. C'est le cas de celui d'Argenton sur Creuse, dans l'Indre.

    Plus nombreux sont les moulins qui accueillent les visiteurs parce qu'ils hébergent désormais une autre activité intéressante à découvrir.
    F.champi
       Posté le 24-11-2005 à 11:59:49   

    Bonjour

    Les 1ères meules étaient entraînées par la seule force humaine et après, celle des animaux. Des machines prirent la relève, et nos ancêtres les Gaulois qui préféraient l'orge à partir duquel on préparait la bière), firent une solide réputation dans le domaine de la boulangerie. Il fallut bien en arriver au progrès de la meunerie, à la farine bien blanche. Les techniques s'affinèrent et la farine aussi, mais il fallut du temps pour arriver à de la farine de froment. Au moyen Age, les paysans devaient se contenter de farine de seigle, d'orge ou de sarasin. Leur blé partait chez le plus riches. La farine était une denrée précieuse. Ainsi, le "bon" roi Dagobert institua le "moulin banal". C'était le passage obligé pour celui qui voulait faire moudre son grain.
    ISO59
       Posté le 24-11-2005 à 19:43:33   

    Aire-sur-la-Lys a gardé un charme d'une ville moyenne des provinces de l'Ancien Régime. Il est surprenant d'apprécier la disposition des rues et places, comme ce devait l'être au XVIII ème. Dans cette ville qui a gardé une touche unique d'authenticité, nous sommes hors du temps. Histoire et traditions habitent ce lieu situé aux confins de l'Artois et de la plaine des Flandres.Un patrimoine historique prestigieux ...
    Aux détours des rues, on peut découvrir ce moulin qui date de 1777, histoire de vous donner une idée des moulins à eau du nord de la france.
    ISO59
       Posté le 24-11-2005 à 19:53:29   

    C'est mieux avec la photo, ben oui j'ai oublier



    Message édité le 26-11-2005 à 17:59:23 par Bernard
    Berrypassion
       Posté le 25-11-2005 à 07:08:09   

    Iso,

    En déroulant la page de cette thématique "Petit patrimoine", tu nous ais poursuivre en nous permettant une vue sur la roue à aubes et cette jolie façade en pierres de pays.

    Depuis le champs des blés dorés au moulin, et du moulin au pain, qu'il s'agisse d'un moulin à aubes ou moulin-tour... le savoir-faire des hommes !


    Amitiés berrichonnes
    petit loup
       Posté le 25-11-2005 à 18:01:32   

    claudius a écrit :


    A la fin du XVIII siècle, il y a en Bas Berry, 263 moulins à eau, 11 à tan, 16 à foulon, 2 à papier, et 11 moulins à forge.

    mais pas à , ma connaissance ,de moulin à marée comme celui de Pen castel en Bretagne
    Un moulin à marée fonctionne, comme son nom l'indique... avec la marée ; mais pas avec la force de la mer au flux et au reflux, comme beaucoup le pensent.

    Lorsque la mer monte, l'eau entre dans la réserve en soulevant les portes à mer. Quand elle baisse, le meunier ferme les portes à mer. Il fait tourner la roue grâce à l'eau accumulée dans la réserve en ouvrant les portes qui alimentent le moulin.

    Le moulin à marée servait à moudre le grain pour en faire de la farine que le meunier vendait aux boulanger et aux commerçants.



    claudius
       Posté le 25-11-2005 à 18:56:56   

    C'est exact, j'ai volontairement fait l'impasse sur les moulins à marée, car mes archives ne remontent pas à l'ère primaire quand la mer était en Berry!!
    Marie-Helene
       Posté le 25-11-2005 à 18:59:55   

    Bonsoir,

    Ce forum devient une mine d'informations pour les uns et les autres.

    Le partage y est très amical, c'est, il me semble ce que nous recherchons sur un forum comme celui-ci. Je m'y suis inscrite et a échanger avec vous tous, je ne le regrette pas. La rapidité aussi des services d'Alloforum est appréciable.

    Veuillez m'excuser tous de m'être éloigné ainsi de notre sujet des moulins. Merci aux participants les plus actifs.

    Bien cordialement
    claudius
       Posté le 26-11-2005 à 19:00:25   

    puisqu'on dévie vers les moulins à marée, il n'y a pas de raison de ne pas vous montrer un moulin beauceron!!




    Denis
       Posté le 26-11-2005 à 19:16:14   

    Bonsoir claudius,

    Ce moulin est témoin d'un autre temps, pas si lointain d'ailleurs, dans la nostalgie et l'archéo-culture peut-être, mais surtout certitude que nous aurons toujours à apprendre de ceux qui, ne disposant pas d'ordinateurs, de matériaux ou d'outils sophistiqués, ont su domestiquer le vent en même temps qu'ils cultivaient un certain art de vivre. C'est de propos délibéré que je privilégie l'image et toi, claudius, tu laisses à ce moulin de Beauce (qui me fait penser à celui de Valmir) le soin de se présenter lui-même dans ce qu'il a de plus joli : sa modeste majesté.

    Certains ouvrages évoquent des moulins à vent dès le VIIIe siècle, mais le fait à été depuis remis en cause. Serait-ce alors les croisés qui auraient ramené les moulins à vent en Europe ? Je crois que la conception des moulins orientaux semble contredire cette hypothèse. En revanche, j'ai trouvé une mention qui parle des moulins à vent à la fin du XIIe siècle, le plus vieux se daterait à 1180 (à peu près).

    Cordialité.
    petit loup
       Posté le 26-11-2005 à 19:41:42   

    bonsoir,
    sans oublier ni le moulin à paroles ni celui à café


    Plouc berry
       Posté le 26-11-2005 à 20:05:12   

    C'est vrai que pour un peu, nous oublierions l'architecture des moulins de Beauce, les premiers il me semble. Certains édits locaux pouvaient aussi parfois paraître étonnants!

    On rapporte aussi (mais là, ce n'est peut-être que le fait de mauvaises langues) que les meuniers étaient de gais lurons, plutôt versés dans le déduit. La position du moulin sur un monticule ou un peu à l'écart du village, aurait permis au meunier d'honorer, à ses aises.
    Honorine
       Posté le 26-11-2005 à 22:39:25   

    J'ai bien aimée voir la photo de claudius sur ceux qui nous praissent moins communs à rencontrer dans le Berry et celui d'Iso. La peinture bleue des fenêtres et portes, tranche beaucoup avec les pierres mais c'est joli !
    Sandien
       Posté le 27-11-2005 à 08:46:21   

    ISO59 a écrit :

    C'est mieux avec la photo, ben oui j'ai oublier



    Est-elle toujours dans le service, fonctionne t-elle toujours cette belle roue de moulin ?

    moulin en Beauce de claudius :

    Marcel Barbier avait un moulin comme celui que tu nous montres et jusqu'à sa mort, en 1984, il travailla sur la commune de Chesnay à Moutiers-en-Bauce. J'ai une tante du côté de mon père qui l'a très bien connu. Il solide et avait acheté ce moulin pour être près de chez lui, m'a dit ma tante. Il y avait aussi le moulin 'Lesville-la-Chenard' qui a disparu complètement. Le moulin, c'était la passion de la vie de Marcel Barbier.
    ISO59
       Posté le 29-11-2005 à 06:23:23   

    Beaucoup de gens s'imaginent que plus il y a de pales, plus l'éolienne « récolte » du vent. Mais non. C'est la surface balayée par l'hélice qui compte. Ainsi deux grandes pales feront tout à fait aussi bien que trois pales. Les gens trouvent les tripales plus « élégantes ».


    Mais le plus étonnant, ce sont ces fameuses éoliennes à une seule pale, que fabrique avec succès une très sérieuse entreprise italienne. C'est même une entreprise française, ATV, qui construit ces ailes curieuses.

    Bernard
       Posté le 29-11-2005 à 08:31:20   

    Merci ISO,

    Ce post aurait davantage eu sa place dans le sujet consacré aux éoliennes en Berry.
    David
       Posté le 11-12-2005 à 17:49:14   

    Francelin a écrit :

    Bonjour, je suis étonné que personne n'est encore cité le moulin le plus connu du Berry : le moulin d'Angibault

    A Montipouret , village de campagne cité par "François le Champi", roman célèbre de George Sand. Le moulin à eau qui trempe sa roue dans la Vauvre, fut restauré il y a quelques années par une femme, est devenu le cadre champêtre pour des visites : l'intérieur d'une maison berrichonne avec la grande table et quelques anciens accessoires. Dans la cheminée, des fers à repasser en fonte et la bouilloire .... tout y est resté intact pour le plaisir vivant d’une tradition en Berry.

    Meunier, tu dors,
    Ton moulin, ton moulin va trop vite .......


    Source photo Moulin d'Angibault



    Je remonte le message ...

    Pour ceux qui l'ont approché, qui acceptera de nous le décrire plus dans sa spécialité.
    Quels sont les points communs que vou trouvez visibles, entre le récit du roman de George Sand et la réalité d'aujourd’hui ?
    Sad
       Posté le 12-12-2005 à 19:00:21   

    Le moulin d'Angibeault ne serait-il pas celui que George Sand décrit dans" François le champi " ? Que dites-vous de ça ?

    Quand on voit comment elle tient l'énigme dans Mauprat , on peut se dire qu'elle a peut-être aussi voulu nous montrer où se trouvait véritablement ce moulin. Personnellement, un petit débat fera plaisir.........
    Azayle
       Posté le 12-12-2005 à 21:21:19   

    Non Sad, je ne crois pas ! Le meunier d'Angibault et son moulin puis le moulin décrit dans François le champi, ont toujours été différenciés dans l'écriture sandienne.
    Michel
       Posté le 18-12-2005 à 11:14:59   




    Un lien pour découvrir par photos le moulin de Nouan, selon Muriel

    http://www.berry-passion.com/moulin_de_nouan.htm
    Michel
       Posté le 18-12-2005 à 11:44:57   

    Berrypassion a écrit :






    Moulin de Villiers

    © Copyright Berry Passion




    Bonjour,

    Ce moulin du XVIe siècle a été restauré en 1980. Vous le découvrirez sur la route reliant Chassy à Dejointes à côté du château de Villiers dont il dépend. Il appartient à la famille De Dreuzy. Si le château ne se visite pas, le moulin se visite. Il a été confié par son propriétaire à l'association locale Pierres Coutumes et Traditions, crée en 1982.

    Ce moulin a fonctionné jusqu'au début du siècle dernier.
     
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