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| Berrypassion | | Administrateur |  | | 2676 messages postés |
| Posté le 24-11-2004 à 09:52:37
| Le BERRY vous souhaite de bonnes parlures ! Cette page trouve directement écho à vos recherches et vos demandes concernant le vieux parler berrichon, notre patrimoine local. En effet, je me suis rendu compte que pour certains d'entre vous, le thème des expressions populaires, quelques unes des expressions populaires du Berry, des locutions de ruralité qui pour certaines pourront vous paraître familières et pour d'autres, hardies, un langage spécifique bien de chez nous en tout cas, et qui trouve sa place au sein de ce site où l'on y parle d'identité culturelle et où j'aime partager avec vous cette authenticité de pays, au gré d'un parcours virtuel qui nous conduit en douce France. Ces locutions rurales sont répertoriés selon un classement alphabétique, avec quelques phrases patoisantes. Maintenu dans le respect d'une tradition, le parler populaire du Berry comme en de nombreuses campagnes rurales de France, à composé ses propres repères dans les pages d'un répertoire paraphé d'expressions aux tonalités chantantes, parfois rugueuses ou imprécises, qui se sont vu être des plus utilisées dans le langage courrant de nos ancêtres ruraux en ces dernières décennies. Vous aurez peut-être même remarqué(e) que ce parler local se fait également évolutif d'un canton à l'autre ou d'une région à l'autre et ce, aussi bien pour ce qui est de l'accent que du vocabulaire lui-même. La nature des liens qui unit ce parler populaire à une volonté de conservation de celui-ci, semble s'appuyer avant tout sur le souci de préserver un patrimoine dans son ensemble, dans ces rites, ses cultes, ses folklores, ses vocables également. Muriel Section site, Suivre le lien puis cliquez sur les titres image... |
| | Berrypassion | | Administrateur |  | | 2676 messages postés |
| Posté le 24-11-2004 à 09:54:36
| Pour vous faire une idée plus approfondie sur le sujet, je vous citerais l'un des articles paru dans un journal local et qui résume plutôt bien ce parler rustique. " L'horizon d'un paysan d'autrefois ne dépassait guère dix lieues. Ici, on allait de Magny à la Châtre. Chez moi, on se rendait de Bué à Sancerre " nous dit un berrichon du terroir qui nous dispense un petit cours afin de mieux décrypter les " parlures " de nos aïeux. Auteur d'une méthode destinée à appréhender au mieux ce langage, ce vigneron du Berry Sancerrois nous transmet de son savoir. Déformations et barbarisme D'emblée, le " parler populaire local " s'avère le terme le plus approprié aux "parlures " de nos aïeux, au détriment des vocables "dialecte" et " patois" au sens trop restreint et à l'étymologie trop réductrice. Le parler étant lié à un cadre de vie infiniment petit, mais qui empiète parfois sur les régions voisines. Bien que les mots n'est pas de frontières, il est bon de noter que si le versant nord du Berry est ancré dans la langue d'oïl, le sud par contre voit s'ébaucher la langue d'oc. Si certaines locutions se circonscrivent à un périmètre limité, d'autres dépassent allégrement le pourtour de l'antique Province. Un langage imagé Outre ses approximations et ses galvaudages, le Berrichon d'hier possédait également un langage fort imagé qui supplante le moindre superlatif. Aussi, de quelqu'un à l'embonpoint naissant, on dira qu'il " s'empourcine " ou qu'il " ne fait pas pitié ". Si en Boischaut Sud, on arrive encore à trouver trace de certaines expressions auprès des anciens, en Champagne, par contre, c'est bien plus difficile. D'après Jean-Baptiste Luron, ancien vigneron reconverti dans l'édition, ce passionné du parler local, ajoute que "penser que ce langage local puisse se résumer à une paire de sabots, une biaude, une vielle pour l'ambiance et un brave Gusse racontant, un verre de rouge à la main, des histoires, pardon, dé histouères de Margotton acccueillante," ne serait pas tout à fait juste. Quelques références de choix "Lorsque l'on allait garder les vaches en tel lieu on inventait un mot pour désigner celui-ci " Ainsi, chaque mot est fidèle à l'image qu'on a bien voulu lui donner et inversement. Dans sa musette, le patois berrichon y a placé de nombreuses locutions semblant sortir d'un passé lointain, mais encore parfois employé. Découvrez un pêle-mêle de certaines expressions de ce Vieux parler berrichon : " Chrétien " et " tant qu'à " : un chrétien désigne en berrichon un être, une personne et, sous forme d'adjectif, chrétien signifie humain. Par extension, parler chrétien signifie parler français ; " Tant quà " signifie " quant à ". Ces deux termes régionaux ont souvent été employés par George Sand dans ses romans champêtres. Il n'emportera pas le corré de la porte : corré signifie verrou et se traduit par " il ne sera pas toujours le maître, il finira bien par partir" . Cette expression découlait d'une certaine coutume qui voulait que lorsque l'on cédait sa maison autrefois, l'on dépose symboliquement le verrou ou corré entre les mains de l'acquéreur. La même idée se retrouve de nos jours dans l'expression " mettre la clé sous la porte " Rabouiller : ce terme berrichon fleure dans une certaine douceur de vivre à la campagne, qui, fut chère, entre autres, à George Sand. Il s'agit de remuer le fond d'une rivière à l'aide d'une perche pour faire sortir de leurs abris les écrevisses. Honoré de Balzac s'est d'ailleurs inspiré de cette expression pour le titre de son roman " La Rabouilleuse ", écrit au château de de Frapesle à Issoudun dans l'Indre. Muriel |
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