| Sujet : Un petit fil autobiographique |
| Posté le 05-04-2004 à 07:02:49
| Un petit fil autobiographique ça vous branche? Rédigez un ou une série de textes qui pourraient être votre "page dédiée" ? Par exemple: * rédigez le début de votre autobiographie * la première fois que vous avez appris à faire du vélo, la première fois où vous avez appris à nager, ou bien la première fois tout simplement... * votre prénom, les prénoms auxquels vous avez échappé, ceux que vous auriez aimé avoir... * un évènement exceptionnel (votre naissance, votre première dent, votre premir moment de cinéma, un souvenir d'école...) Tout nous intéresse lorsqu'il s'agit de partager de façon conviviale bien sûr. Tout m'intéresse. Sauf moi, toute proportion gardées bien sûr ! L'espoir est mince donc, de me voir vous aligner des mots sur ce fil de discussion, mais votre autobio, oui, pourquoi pas ici ? Faites vos petites légendes à vous... Au plaisir de vous lire nombreux. |
| | Posté le 08-04-2004 à 09:32:45
| Et j'ouvre un nouveau topic pour faire Mon autobiographie : Définissons dans un premier temps le concept de début d'autobiographie : doit-elle commencer dès la naissance ? Après cogitation intellectuelle de deux minutes qui a tourné autours du fameux "oui, non, peut-être" rencontré par tous dans notre jeunesse perdue, je conclus par une négociation mettant d'accord les deux vis-à-vis. Je décidai de donner ma date de naissance : 12 septembre 1954, et de continuer après avoir sauter quelques années futiles et inexistentielles (Non, je n'écoutais pas de Jazz, comment voulez-vous que ma vie pusse-t-elle être existentielle ? Avis aux connaisseurs de Jean Paul Sartre, qui explique fort bien tout cela dans La Nausée). Donc je saute, je gambade, franchis quelques fossés, enjambe les plants de laitues et me voilà arrivé. Ecole primaire, collège, bonnet blanc et blanc bonnet : je suis décris un petit dur, subis railleries et commentaires incessants, bref j'ai mon histoire, comme tout petit garçon de ce monde. De toute manière, je remercie cette période d'avoir eu lieu : c'est simple, le lycée commence et je suis connu pour mon insensibilité et mes réponses insolentes : une vraie carapace. Je fais peur à mon entourage, on me voit limite suicidaire et mes parents m'envoient chez le psy avec qui j'ai joué seulement deux séances (sachant que la première ne compte pas) "Tu te sens comment chez toi ? Environ. Tu sais que tu fais peur à tes parents ? _Oh mince. "Comment veux tu faire pour arranger tout ça ? _Oui, absolument." Je me demande encore comment il a fait pour ne pas me mettre une torgnole, je l'admire car un pisseux me fait de même qu'il ne reste pas deux minutes debout sur ses jambes. Oui, je suis parfois agacé de la bêtise humaine et règle mes comptes. Ce qui m'a aidé à évoluer et réussir à faire semblant de sourire aux gens, a finalement été cette bande de déjantés dépravés hurleurs d'une scène de théâtre sur Châteauroux. Ces mecs sont des génies et aujourd'hui je les qualifierais de flooders oratoires : je dis ça pour être compréhensible devant mon lecteur. Tiens, très bonne transition pour parler de la toile qui fait partie intégrante de ma vie. Je dois l'avouer, ma moyenne journalière derrière l'écran fait peur, mon bilan de connections dépasse les 30 gigas par mois dans les deux sens. 30% du temps passé sur le web se passent sur la communauté de Berry Passion, sur laquelle je n'ai pratiquement rencontré que des gens sympa dont certains avec qui j'ai établit des contacts très forts dans le premier forum de Muriel; évidemment il existe des exceptions, mais j'aime beaucoup la marginalité ce qui me nuit pas finalement... bref. Revenons au lycée : j'obtiens mon baccalauréat S, suis accepté en classe préparatoire Maths sup et continue de rêver de continuer aller étudier au Canada. Cette année de Maths sup est une année où je découvre le travail pour l'école, il y a enfin quelque chose à faire. Ma classe, au niveau "ambiance" bat des records, je me vois attribué sur le trombinoscope la bulle "BD" suivante "Je suis gentil", du moins on peut le penser. J'aime beaucoup parce que ça me montre que le second degré existe même chez les sous-êtres (Vous avez très bien entendu, je considère la racaille ainsi). Mon année se passe sans encombre jusqu'à mon réveil du 12 janvier : je veux vraiment étudier et cette fois je m'y met. Résultat, je suis accepté à Polytechnique de Montréal pour l'automne 1936, je suis heureux, j'exulte, tout le monde veut fêter mon départ, c'est limite risible rasant rigolo. La suite en temps réel...Problème d'argent que jen'avais pa soupçonner. Conclusion, je suis resté à Châteauroux... Un coup du sort terrible donc ! Muriel rappelle-moi ce que veut dire le mot " Destin " ? Patrice -------- |
| | Posté le 05-08-2004 à 16:54:07
| Je trouvais profondément injuste, petit, de toujours tout me prendre sur la gueule. Je rangeais pas une assiette, paf, sur la gueule. J'éteignais pas la télé, paf, sur la gueule. je rapportais une mauvaise note, paf, sur la gueule... Je considérais mon père comme l'origine de tous mes problèmes. Les exercices de maths en plus, les disserts de français données pendant les vacances, les punitions, et autres interdictions de sortir... Je toruvais ça d'autant plus injuste que ma soeur, de deux ans mon aînée, ne se faisait jamais engueuler. je me trouvais donc le petit dernier, celui qu'on aime pas, etc... J'ai mis un peu de tmeps à comprendre que c'était parce que ma soeur travaillait bien que je me faisait engueuler. Ben ouais, parce que moi je travaillas mal. M'enfin, pas intensément, quoi. Je faisais partie du peloton mou moyen-bon , voire moyen tout court de la classe. Le genre " peut mieux faire s'il travaillait ", quoi. l'élève sympathique, mignon, un peu fouteur de merde, et paresseux. Ma soeur, elle, a toujours été la première. Et les seuls moments où elle ne l'a pas été, ce fût le premier trimestre de seconde, et en hypokhâgne et khâgne. A Normale Sup' non plus elle a pas été première. Seulement 35e du concours... Pendant qu'elle apprenait ses résultats de Normale Sup', moi je commençais tout juste ma prépa d'été, histoire de me donner un coup de pouce pour un concours improbable, dont mes parents comme moi voyaient plutôt un galop d'essai pour l'année suivante plus que le coup de ma vie. Ce fût en fait un coup de pocker. ça en avait tous les signes. Comme au pocker, après avoir fait durer le suspense, j'abbattai mes cartes. Comme au pocker, je donnais l'impression de faire un gros bluff. Comme au pocker, ce fut une histoire de chance et de hasard. Mais, comme au pocker, j'étais le mec qui a bien caché son jeu. Celui qui a donné en quelque sorte la preuve que ces années de peloton mou n'étaient que de bluff. Enfin, je ne dis pas non-plus que c'était le truc fait par dessous la jambe... J'avais bien les boules de merder mon concours, d'avoir gaspillé le fric de mes parents et tout... Bon, ok, je suis à Châteauroux, parce que j'ai coché la mauvaise case, comme Patricie. Je me le reprocherai un peu toute ma vie... mais j'essaie d'y voir des avantages. au premier desquels la constatation que le manque créé le besoin, et que mes parents semblent désormais m'exprimer avec beaucoup de gestes inutiles qu'ils m'aiment et qu'ils sont fiers de moi. Je l'ai dit, ça n'a pas toujours été le cas. j'ai été en retard pour plein de trucs. J'ai parlé tard, vers deux ans, deux ans et demie, j'ai appris à fair mes lacets tards, vers neuf ans, j'ai joué avec mes jouets tard. Jusqu'à 14 ans au moins, je m'amusais encore à me faire des histoires avec des bonshommes... j'ai été en retard dans la découverte de la boisson. J'ai été en retard dans mes découvertes ... J'ai aussi été beaucoup en retard dans la considération de l'oeuvre de mes parents à travers ma vie. J'ai toujours considéré que ces conneries d'exercices en plus, c'était de la couille, que ça faisait rien qu'à m'emmerder, et que ce n'était d'ailleurs pas fait pour autre chose. Avec le recul, on s'apperçoit de l'importance du bottage de cul... |
| | Posté le 05-08-2004 à 17:25:55
| Patrice a écrit :
Muriel rappelle-moi ce que veut dire le mot " Destin " ? |
Salut l'autre de Châteauroux ! Tus as du râter la bonne porte pour te poser cette question là. Le destin serait une chose toutre tracée d'avance pour nous, le merdique c'est qu'on peut rien changer, les dés sont jetés d'avance. T'a donc pas intérêt à te gourer |
| | Posté le 09-08-2004 à 13:02:37
| Martial Désolé mais je suis beaucoup trop secret pour m'adonner à ce genre d'exercice. Et puis il faut bien conserver un peu de mystérieux. Je te félicite pour ton autoportrait critique, on sent que ça vientr du coeur... chapeau bas ! |
|
|
|