| Dernières réponses | | Indiana (1832) : Indiana, une jeune créole mariée à l'autoritaire M. Delmare, est séduite par Raymon de Ramière qui a d'abord conquis Noun, la femme de chambre d'Indiana, et provoqué son suicide. Indiana découvre à ses dépens la nature veule du séducteur qui se marie avec Laure de Nangy. Sir Ralph, le cousin d'Indiana, secrètement amoureux d'elle, veut alors l'entraîner dans le suicide. Mais, découvrant mutuellement leurs vraies natures, les deux êtres décident finalement de vivre retirés du monde, sur l'île Bourbon. Roman. Commentaire : Premier roman que l'autrice écrivit sous le nom de George Sand, “Indiana” provoqua un scandale parce qu'il dénonçait le mariage. Sainte-Beuve critiqua sévèrement la fin heureuse du livre. Mauprat George Sand s'assagit lorsqu'elle rencontra Chopin avec qui elle vécut dix ans. À partir de 1840, elle écrivit des romans d'inspiration humanitaire où, aristocrate révolutionnaire, elle se faisait, sous l’influence de Pierre Leroux, puis de Barbès et d’Arago, l'apôtre d'une régénération sociale, reprenant les thèses de Rousseau, lançant des actes d'accusation contre la société, mêlés désormais au thème romantique de l'amour souverain. Consuelo (1843) Installée à Nohant depuis 1839 et déçue par l'échec de la révolution de 1848, George Sand se détourna de la politique et chercha à «se distraire l'imagination en se reportant vers un idéal d'innocence et de rêverie», en se tournant vers les paysans du Berry à qui elle voua un vif intérêt et en écrivant des «romans champêtres» où s'exprimait son optimisme sentimental. François le champi (1848) : À Cormouer, dans le Berry, des paysans, un chanvreur et la servante d’un curé, racontent comment François, enfant trouvé (ou «champi», mot berrichon), en est venu à aimer Madeleine Blanchet, jeune femme de vingt ans mal mariée au meunier Cadet Blanchet, «rougeaud qui n'était pas tendre, buvait le dimanche, était en colère le lundi, chagrin le mardi». Elle rencontra un jour à la fontaine ce garçon de six ans, dont elle apprit qu'il était orphelin et qu'il était élevé par Isabelle Bigot, dite «la Zabelle», pauvre femme demeurant dans une masure à proximité du moulin des Blanchet. Elle se prit de pitié pour ce garçon malade et délaissé. Mais, sur les instances de Mme Blanchet, la mère du meunier, la Zabelle consentit, contre l'exonération de ses loyers, à se séparer du Champi, et à le reconduire à l'hospice qui le lui avait confié. Au moment de monter dans la diligence qui devait le conduire à la ville, il eut une crise et s'évanouit. La femme du meunier, Madeleine, femme au grand coeur, passait par là . Elle s'arrêta et proposa à Isabelle de prendre soin de l'enfant. Le Champi resta donc aux cotés de sa mère adoptive et de Madeleine qui, en cachette, le nourrit, l'habilla comme son propre fils et l'instruisit. Il grandit, le coeur débordant de reconnaissance pour sa bienfaitrice et, à la mort du vieux meunier, malgré les calomnies, ils peuvent s'épouser. Roman champêtre de 200 pages. Commentaire : Ce récit idyllique est mené avec une grande délicatesse et le style en est d'une savante simplicité, George Sand faisant parler des paysans, en retenant juste assez d’expressions berrichonnes et de tournures locales pour conserver au récit et au dialogue une saveur rustique. Proust admirait le juste équilibre qui y régne entre la sexualité (au sens large) et l'idéologie (George Sand y exposait ses préoccupations sociales). Cet agréable roman champêtre conserve un certain charme et est devenu un classique pour la jeunesse. Lazare Iglesis l’a adapté pour la télévision en 1977, Marie Dubois jouant le rôle de Madeleine Blanchet. Histoire de ma vie (1854) : Autobiographie. George Sand ne voulut pas donner une autobiographie à la manière de Rousseau : elle tut certaines misères, certaines fautes, mais non sans nous en apprendre beaucoup sur son enfance ballottée et son existence si caractéristique. Elle voulut surtout faire le point sur les solutions qu’elle avait données aux problèmes de son temps et de sa vie intime. Les effusions lyriques et les déclamations humanitaires peuvent paraître excessives de nos jours. Mais on est frappé par la générosité qui l’anime et la sûreté de la narration, et on savoure toujours, dans les nombreuses anecdotes, son talent de conteuse. Elle évoque avec profondeur l’atmosphère de l’Empire, la naissance et le développement du «mal du siècle». Tout cela est mêlé comme dans la vie et d’une liberté, d’une allégresse de ton qui séduisent. Assagie par l'âge, la romancière coula des jours paisibles dans son Berry, où elle mit en pratique la charité décrite dans ses romans. C'est pourquoi elle fut surnommée par les paysans «la bonne dame de Nohant». Nous rendons aujourd’hui justice à la femme généreuse et à la grande écrivaine qu’elle fut, qui affirmait : «L’art n’est pas une étude de la réalité positive : c’est une recherche de la vérité idéale» - «Le roman d’aujourd’hui devrait remplacer la parabole et l’apologue des temps naïfs (la grande époque du Romantisme atait nommée ainsi) ». |
| | | | Juste quelques lignes pour vous suggérer la rédition en Mai 2004 de "George Sand ou le scandale de la liberté" Joseph Barry Editions du Seuil, 1984, Collection Points Bibliographie Joseph Barry, écrivain et journaliste américain établi en France depuis 1945, est considérée comme la biographie de référence par les sandiens. Cette biographie s'applique à montrer comment Aurore Dupin est devenue George Sand et analyse les rapports ambigus qu'elle a eu avec son siècle. Lecture indispensable pour tous les passionnés . A tous, bonne lecture ! |
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